L’affluensemence


Je sais,

sous ta chemise,

tes épaules de terre,

les méridiens d’amour,

lignes de force

de ton dos,

ce qui,

sous mes deux mains,

fait corps avec mes ondes

et j’attends, impatiente,

l’heure de ton torse nu.

L’affluensemence de l’amour

dans le sein du langage

clarifie la phrase

et ouvre la syntaxe à d’autres temps.

Mon frémissant,

nous marcherons ensemble jusqu’à

la rive étrange,

la clarté des regards offensant la lumière.

L’enluminure de nos corps enlacés

ornera le premier mot

de l’autre livre.

Chantal Dupuy-Dunier

3 réflexions sur “L’affluensemence

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