Fragment


Silence écrit

Dans le silence craquelé des corps

qui se pressent, engourdis

dans la fêlure d’une nuit plus claire que le jour

au drap qui retombe lentement

le moment paraît et s’installe

plein de ce murmure délicat qui déchire la chair

d’un vent muet qui s’entête

perdu

le blanc devient absence

surdité, mutisme de l’hiver, replié sur lui-même

le cri même a givré dans les gorges rougies

sans percer

c’est l’instant plein d’incomplet

d’à-peu-près, de retard et d’oubli

juste la seconde

qui saute un temps

puis qui se fige

sans raison sans parole – inachevée.

M.G.

View original post

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s